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mercredi 10 septembre 2014

My battle dress

Ou de l'art d'accepter de ne pas être à la pointe de la mode.

Dire que j'aime les vêtements est un euphémisme. Il est souvent dit que le jour où je déménagerai, il faudra faire renforcer l'immeuble où je m'installerai pour faire tenir mes vêtements dedans.
Je suis abonnée à Vogue, mais sans vraiment suivre la mode. Car oui, si j'aime les vêtements, je ne suis pas vraiment attachée à "la mode". J'aime le style, le goût, la classe, mais j'ai beaucoup de mal avec "la mode".
Je ne suis pas assez férue d'informations pour suivre la mode en temps réel. Je regarde de loin comme une jolie chose, sans vraiment chercher à comprendre. ça me suffit.

J'ai, au fur et à mesure des années chercher un style qui me corresponde. Ou plutôt j'ai cherché UN style auquel me rattacher. Un style qui définirait ma garde robe.
Autant dire que cela n'a pas toujours été une grande réussite. Tout simplement parce qu'aucun style ne me convenait parfaitement. J'aimais une chose et une autre, issues chacune de courants différents. Et j'avais l'impression de ne pas être une "vraie", quel que soit le courant en question.
Cet état de fait n'est pas sans raison: Je n'ai pas une personnalité, mais une multitude de facettes. Forcément un seul style ne pouvait pas me convenir. Je suis une infidèle du placard.

Après tout un parcourt initiatique, plus ou moins raté, j'ai donc cessé de vouloir absolument rentrer dans un style, une caste. Cela semble rien, comme ça, une broutille, une futilité, mais en réalité il a s'agit d'un long processus d'acceptation de moi même. De reconnaître que tant pis, je ne trouverai pas ma place dans un groupe pré-définie, et que je peux parfaitement vivre en faisant cohabiter plusieurs univers ensemble.

Alors, je me suis enfin autorisée à me créer mon style, en piochant de ci-de là les idées qui me plaisent, que ce soit chez mes amis, les gens que je croisent, les gens que j'admire, mes personnages favoris, et tous ces styles vestimentaires que j'affectionne.
Et je mélange tout. Sans complexe.

Je suis qui je suis par les expériences que j'ai vécu et par les gens que j'ai rencontrée et dont je me suis entourée. Et je veux que es vêtements correspondent à cette idée.

J'aime avoir une garde robe qui corresponde à chaque facette de ma personnalité. Rien ne m'interdit d'écouter du Pantera tout en portant une blouse à col Claudine, une jupe mignonne beige et des souliers.   J'aime que mon placard à chaussure contiennent à la fois des newrocks et des escarpins. que mes jupes crayon côtoient mes treillis.

Alors quand les gens me jaugent et me juge en fonction de la façon dont je suis habillée, j'ai envie de leur dire "Je ne suis pas celle que vous croyez"

dimanche 17 août 2014

La fille aux cheveux verts

Ou "de l'art de teindre sa crinières aux couleurs de l'arc en ciel.

Il y a quelques semaines, j'ai franchi un pas auquel je pensais depuis des années: Teindre une partie de ma chevelure soyeuse (ou pas) dans en Bleu.
Bon, il m'a d'abord fallu accepter le fait que non, je ne me teindrais pas les cheveux en bleu, puisque je suis rousse et que je REFUSE de me décolorer les cheveux, donc ce sera vert.
Ça tombe très bien, j'adore aussi le vert! (en fait j'hésitais entre bleu et vert et la nature a choisi pour moi.)
Je suis donc allée acheter quelques pots de teinture dans un magasin spécialisé et choisi un ensemble de nuances qui me plaisaient.

Quelques remarques:
- Les couleurs sont présentées sur des cheveux DÉCOLORÉS, donc non, vous n'obtiendrez pas ce charmant rose pâle si vous avez les cheveux châtains! Il vaut donc mieux choisir les nuances les plus vives (évitez les trop claires ou les trop foncées, elles ne se verront pas assez)
- Comme expliqué un peu plus haut, La couleur va varier selon la pigmentation de base de vos cheveux. Pour savoir ce qu'une couleur donnera, il suffit de vous rappeler de vos cours d'art plastique et de vos mélanges de peintures: Bleu + Blond = Vert.
- Il faut plusieurs applications pour obtenir un résultat visible. Et dans tout les cas, ça dépassera rarement les reflets vibrants.
- Le temps de pause indiqué sur les emballage est généralement un peu optimiste.

A l'entretien, c'est assez long et fastidieux. Je refais ma couleur à chaque shampoing, car puisqu'ils ne sont pas décolorés, mes cheveux perdent très vite leur coloration (au premier shampoing en fait).
Je me lave la crinière avec un shampoing doux pour cheveux secs et abimés (ce qui est vrai par ailleurs, mais pas à cause de la coloration) et j'utilise un masque absolument formidable d'une marque australienne que toutes les filles devraient connaître.

Et pour l'instant, j'avoue que je suis CONQUISE par le résultat! Je ne voulais pas faire une couleur trop flashy, plutôt vert foncé, et j'arbore donc fièrement mes cheveux noirs avec des reflets verts très prononcés. (oui la teinture turquoise sur mes cheveux roux foncés, ça fait Brun/Noir avec des reflets Verts)
Je n'ai teint qu'une partie de mes cheveux: (derrière la tête, du haut d'une oreille à l'autre) pour des raisons pratiques: je peux me lâcher les cheveux et ma couleur excentrique disparait. Quand on a un job de bureau, il faut aussi prendre ce genre de détails en compte.

Voilà, c'était le billet pas très utile pour parler de mes super cheveux verts!

samedi 26 juillet 2014

Besoin de vacances

Ou "De l'art de se changer les idées quand on a pas de vacances"

Ah, l'été, ce moment de l'année où tout le monde part en vacances, les bureaux se vident, tes amis encore étudiants partent aux quatre coins du monde et postent des photos plus merveilleuses les unes que les autres... Et que toi tu es bloqué au boulot.

Dans ces conditions, il n'y a pas grand chose à faire que de prendre son mal en patience en attendant des jours meilleurs et de se changer les idées pour ne pas devenu complètement barge.
Voici donc quelques trucs et astuces pour changer d'air quand on n'a pas de vacances:

1. Prendre son temps le matin:
Ça parait assez nébuleux, dit comme ça, mais en fait c'est très simple. Puisque l'été on ne croule normalement pas trop sous le boulot, on peut se permettre d'arriver un peu plus tard le matin. ce qui suffit à instaurer de bonnes habitudes saines, comme prendre un VRAI petit déjeuner le matin.
Même pour ceux qui n'aiment pas manger le matin, prendre le temps de se préparer une tasse de thé ou de café, de la boire tranquillement en lisant les news ou juste en prenant le temps de se réveiller permet de couper un peu avec l'impression habituelle de retard que l'on connait tous le matin.

2. Sortir les tenues estivales,même si on va au boulot (mais prévoir un gilet si votre bureau a la clim)
Vous savez ce short un peu hippy que vous n'osez pas sortir le reste de l'année? C'est le moment de le porter! Vos collègues sont en majorité absents, et c'est toujours plus agréable que de rester dans ses fringues du reste de l'année. (ça vous permet aussi de porter enfin au pressing ces vestes que vous mettez les 11 autres mois de l'année)

3. Vous n'êtes pas le/la seul-e coincé-e à ne pas être parti en vacances? Sortez!
Parmi les avantages de l'été, il faut en retenir deux: Tout ralentit au boulot, et Les jours sont plus longs, ce qui vous laisse plus de temps pour aller vous poser en terrasse avec vos amis coincés en ville! De bonnes soirées pas forcément tardives pour vous casser avec la monotonie du bureau.

4. Faire ce que l'on a jamais le temps de faire.
C'est le week-end et tout le monde est parti ou presque? C'est le moment de faire toutes ces choses que l'on n'a pas le temps de faire pendant le reste de l'année: Aller voir une expo, finir cet ouvrage de peinture/ broderie/couture/tricot/puzzle que vous aviez commencé sans jamais finir.  Accrocher ce cadre qui attends depuis environ 6 mois que vous daignez lui accorder 5 minutes, finir cet album photo que vous aviez promis à Tante Germaine pour son anniversaire il y a 3 mois (vous prétexterez un problème de la poste pour justifier le retard).

5. Prenez soin de vous!
Il n'y a pas de raison que tout le monde rentre de vacance avec une mine superbe et que vous soyez la seule personne à conserver le teint "j'ai besoin de vacances". Pour cela, Prenez du temps pour vous! Il y a moins de monde en ville, donc plus de place dans les salons pour prendre un rendez-vous de dernière minutes pour un soin du visage ou un massage.
C'est également le bon moment pour enfin essayer ce soin supposément miracle qui vous avait été conseillé 72 fois. Le bon moment pour aller chez le coiffeur et avoir des cheveux superbe (alors que tout le monde va rentrer avec une crinière paille à cause du soleil et de la mer.)

Bonus: Si le temps le permet:
_ Mangez dehors. Le restaurant d'entreprise sera toujours là en septembre! L'été, c'est le moment de lui faire des infidélité, d'aller se chercher de quoi déjeuner à la supérette du coins et de déjeuner au soleil (ou à l'ombre) sur un banc, dans un parc, histoire de profiter du soleil.
_ Vous n'avez jamais trouvé la foi pour vous remettre au sport? C'est le moment de vous lancer: il y a moins de monde en ville, donc aussi moins de monde à faire son footing! vous pouvez sortir avec votre paire de baskets et votre survêtement moche pour cracher vos poumons au bout de 10 minutes, il n'y aura personne pour vous juger! (En plus, les températures et la météo sont (EN THÉORIE) plus clémentes en été!)



mardi 17 juin 2014

Les joies de la vie active

Ou "les milles et une torture du monde du travail"

Entrer dans la vie active, c'est bien: On devient un adulte, on prend des responsabilités... on touche un salaire...
Mais pour autant il ne s'agit en rien d'un parcourt de santé! D'abord, il faut pouvoir y entrer!

La première étape est bien évidement de savoir dans quel domaine. Quand on a une passion et les capacités d'en faire un métier, la question "Que vais-je bien pouvoir faire du reste de ma vie" ne se pose pas vraiment. Mais pour l'écrasante majorité du monde, la voie n'est pas tracée d'avance et il est nécessaire de trouver le domaine d'activité qui nous conviendra le mieux (ou à minima qui paiera le loyer et les courses)
Dans cette quête existentielle, votre meilleur atout reste encore votre meilleur ami. Cette personne qui vous connait par coeur, sur qui vous pourrez toujours compter, qui viendra creuser un trou à 3 heures du matin dans une forêt si vous avez un jour besoin de cacher un corps, cette personne avec qui de toute façon, vous n'avez pas le choix, vous êtes forcés de rester ami, vous en savez bien trop l'un sur l'autre. "Si tu ne dis rien, je ne dis rien"
Cette charmante personne saura vous donner un avis extérieur sur l'image que vous renvoyez et sur ce qu'il - elle pense être vos meilleurs atouts.
Exemple:
"Je voudrais devenir chanteur à l'Opéra"
"ah..."
"tu penses que ça ne m'irait pas?"
"oh, à toi, si, au public par contre..."

Une fois que l'on a cerné sa personnalité et qu'on a définit le domaine où l'on fera carrière, il faut trouver la formation (puis la réussir).

Viennent alors la joie intense (ah ah ah) de la recherche de stage et/ou la recherche d'un premier emploi.

Une fois passé l'épreuve de rédaction de CV et de lettre de motivation (épreuve à laquelle chaque personne de votre entourage vous donnera une liste de trucs et astuces probablement opposés les uns aux autres) Voilà venu le temps (des rires et des chants) (ou pas) de ces longues journées à envoyer des CV, et à ne pas recevoir de réponses.

Puis enfin, peut être, un entretien! Là, il faut se vendre! C'est un peu la nouvelle parade nuptiale.

Si par MIRACLE, on vous engage, vous découvrez alors, qu'en fait, vous auriez mieux fait de vous casser la jambe ce matin là:
Il y a d'abord les collègues. Et parmi ces collègues, il y a plusieurs catégories:
Il y a ceux qui savent tout mieux que tout le monde. Qui n'ont rien lu, rien visité, mais qui SAVENT.
" Tout le monde sait que le plus gros poisson, c'est la baleine!"
" bah non"
"mais si, je t'assure!"
" Aux dernières nouvelles, la baleine est un mammifère, pas un poisson... en fait... "
" oui non mais tout le monde sait que la baleine vit dans l'eau, c'est un mammifère poisson!"

Il y a ceux qui n'ont pas la décence de retenir ton prénom et qui n'ont aucun problème éthique à te donner des surnoms ridicules pour t’interpeller.
" Hey, Zézette, dis moi..."
*pas de réponse*
"Hey, Fille, je te parle"
*pas de réponse*
"Bah alors, tu es devenue sourde?!"
"Non, mais j'ai cru que tu t'adressais à la plante verte. Moi, c'est Beli."

Si tu as le malheur d'être une fille tu vas aussi connaitre les remarques sexistes et pas drôles:
"Non mais ça, c'est vraiment un truc de nanas. Sinon ce serait pas aussi mal foutu!"

Les remarques sur ta tenue:
"Ta jupe est trop courte"
"Et ton cerveau trop souvent absent"

Si tu aimes les trucs un peu originaux, il te faudra expliquer et justifier en long en large et en travers chacun de tes choix.
"Et pourquoi les cheveux verts?"
" C'est un geste pour prouver mon attachement à l'environnement et mon engagement pour la préservation de la nature"
"C'est vrai?"
"Non, c'est juste que j'aime bien la couleur."

Tu connaîtras aussi:
- La cantine d'entreprise qui est encore moins bonne que celle de ton collège
- Le casse-tête du matin pour savoir comment t'habiller le jour où tu dois animer une réunion
- Les transports en commun bondés aux heures de pointe
- la deuxième paire de chaussure dans le sac à main (une pour les transports et une au bureau)
- Le moment de panique le matin où tu as oublié ton badge chez toi.

Mais sinon, tu verras, c'est cool hein.

jeudi 22 mai 2014

We grow stronger.


Nul ne sait jamais ce que Demain lui réserve. On fait en fonction de ce que l’on connait des dangers potentiels qui nous entourent, de ce que l’on sait des risques que l’on encourt.

Jusqu’à ce que l’impensable arrive. Jusqu’à ce que tout s’écroule.

On ne le voit jamais venir. La catastrophe qui ébranle jusqu’à la plus solide de nos convictions. Le séisme qui détruit tout sur son passage et nous donne l’impression que l’on ne survivra jamais.

La poussière, les gravats, les cris et les appels aux secours.

Et l’on se retrouve là, démuni, au milieu des décombres.

Il ne reste alors plus qu’un choix à faire : Rester ici et se laisser aller au désespoir ou se retrousser les manches et repartir de l’avant.
Il faut se redresser, faire face, et tenir bon. Il faut déblayer les gravats et faire place nette, pour pouvoir établir une nouvelle forteresse.
Il faut de la volonté, pour se relever après avoir tout perdu, après avoir vu sa vie ravagée, quelle qu’en soit la cause.
Il faut apprendre à faire avec les conséquences. La peur, la peine. Il faut apprendre à faire sans toutes ces choses auxquelles on s’était attaché.

Et parfois, après avoir fait tout ça, après s’être reconstruits cents fois, changeant les formes, les armes, les armures, en tenant compte chaque fois de cette nouvelle faiblesse que l’on ignorait et qui nous a balayé, on se demande pourquoi ?

Pourquoi nous? Pourquoi maintenant? Combien de fois encore?

S’en suivent la haine, la peine, et la frustration. Parfois le désespoir.

Parfois nous pleurons, souvent nous luttons, Toujours nous nous relevons.

Serrant les dents, un pas après l’autre, nous reprenons ce chemin à travers la vie. L’univers semblant ignorer nos conflits et nos efforts, toujours plus acharnés.

Nul ne sait ce que nous avons traversé, ce que dissimulent les apparences. Et qui s’en soucie ?

Nous faisons face et nous survivons. Malgré tout.
Tout ça pour parfois, avoir la chance de nous croiser, de nous encourager, de nous soutenir.
Et chaque jour devenir plus forts.